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 Rush – Moving Pictures (1981)

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Earl Grey
Bactérie Divine
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Masculin Localisation : Bologne
Emploi : Étudiant universitaire

MessageSujet: Rush – Moving Pictures (1981)   Mer 14 Aoû - 11:08

Avis aux amateurs du rock, si je vous demandais quels sont les disques incontournables de notre musique favorite que répondriez-vous ?
IV de Led Zeppelin, In Rock de Deep Purple, The White Album des Beatles, The Dark Side Of The Moon/The Wall/Wish You Were Here de Pink Floyd et tant d’autres n’est-ce pas ?

Eh bien, vous n’auriez raison…qu’à moitié !!! Car un opus manque souvent à l’appel, les nuls du rock ou ceux qui prétendent bien le connaitre n’en ont surement jamais entendu parler. Grossière erreur, sacrilège !!!
Moving Pictures de Rush rentre d’office dans le panthéon des beautés absolues de la musique contemporaine. Rush est un groupe canadien formé en 1968 à Toronto, encore actif aujourd’hui après plus de 40 ans de carrière, 19 albums en studio et une évolution sonore constante et imprévisible, entre hard rock, progressif et influences électroniques. Il se compose de Geddy Lee (basse, claviers, synthétiseurs et chant), Alex Lifeson (guitares, chœurs) et Neil Peart (batterie, percussions et paroles) considéré par nombre de spécialistes et non comme le plus grand batteur rock vivant.



Surnommé "le plus grand groupe culte de tous les temps", car pendant toute sa carrière il n’a que très rarement fait l’unanimité auprès de la presse soi-disant spécialisée (qui a toujours détesté ou critiqué durement le métal et le rock progressif), Rush détient un record surprenant : il se place troisième derrière les Beatles et les Rolling Stones pour le plus grand nombre de disques d’or/platine de suite.
Malgré le snobisme d’une grande partie de la presse rock, Rush a vendu plus de 40 millions d’albums dans le monde, dont 25 aux Etats Unis et peut compter sur une base da fans nombreux et fidèles. Ça c’est pour la petite histoire, du moins en général.
Passons au cœur de cet article, l’album !!! Qui est, vous l’aurez déjà compris, un de mes favoris.

Nous sommes en 1981, et Rush a déjà sorti sept albums depuis sa fondation. Les trois premiers Rush (1974), Fly By Night (1975) et Caress Of Steel (1975) dévoilent un son influencé par le hard rock de Led Zeppelin avec quelques timides réminiscences des titans du rock progressif comme Yes, King Crimson et Genesis tout en étant encore peu matures.
C’est en 1976 avec l’album 2112, et la suite de 20 minutes de sa face A que Rush attire véritablement l’attention, son style si unique et le talent incroyable du trio donnent naissance à une œuvre dont la qualité et l’influence sur les autres groupes sont restées dans l’histoire.

Après ce coup de génie, la musique de Rush continue sa croissance en s’enrichissant de nuances de synthétiseurs et compositions élaborées, c’est le cas avec les deux suivants A Farewell To Kings (1977) et Hemispheres (1978) qui poussent la technique du groupe à l’extrême, à l’aide des suites à rallonge comme Xanadu, Cygnus X-1 et surtout l’instrumental à couper le souffle La Villa Strangiato. Les références littéraires et au cinéma se multiplient grâce au formidable travail de Neil Peart, grand dévoreur de livres et personnage très cultivé, qui compose lui-même tous les textes du groupe.
Cette approche intellectuelle aux paroles sera reprise notamment par Iron Maiden qui doit beaucoup à Rush.

Convaincu d’avoir atteint l’apogée technique, le trio décide de s’orienter vers une musique moins alambiquée, plus simple (en apparence !) et des chansons plus brèves. Les années 80 débutent, et la new wave fait son apparition. Des groupes comme U2 et The Police deviennent des points de repère importants pour la nouvelle évolution sonore de Rush marquée par Permanent Waves (1980). Moins hostile à l’écoute, l’album surprend de nouveau les fans avec une simplicité de façade et des hits mémorables. Désormais Rush compose des chansons agréables à écouter et excellentes pour les radios, tout en conservant un travail musical bluffant et des sonorités qui vont du hard rock, à la new wave en passant par de subtiles démarches reggae.
C’est donc en 1981 que sort le magnum opus du trio canadien, Moving Pictures. Avec l’aide du producteur et ingénieur du son Terry Brown, véritable quatrième membre du groupe de 1975 à 1982, Rush atteint le succès commercial le plus incroyable de sa carrière.

L’album :



La plus grande qualité de Moving Pictures est sa profondeur à l’écoute ; telle une sculpture finement ciselée ou un tableau riche en couleurs il dévoile plein de petits détails à mesure qu’on le fait tourner en boucle. C’est aussi un album de hits, au moins cinq chansons sur sept sont des favoris en concert et reconnues par les critiques comme des coups de génie.
Le disque s’ouvre avec Tom Sawyer, morceau célébrissime de Rush introduit par une basse synthétisée presque cosmique. Loin de s’inspirer du livre de Mark Twain, il ressemble plus à un hymne individualiste, une apologie de la liberté et l’épanouissement personnel, valeurs qui constituent le fondement de l’esprit rebelle du rock.

No, his mind is not for rent
To any god or government.
Always hopeful, yet discontent,
He knows changes aren't permanent,
But change is.  




Une ouverture sublime, une musique superbe et un solo de guitare époustouflant.
Le morceau suivant Red Barchetta (référence à la Ferrari 166 MM Barchetta) semble avoir été conçu pour la voiture, un hit à écouter pendant qu’on court les routes, épris de liberté. Inspiré de la nouvelle A Nice Morning Drive par Richard S. Foster, voici un nouveau bijou. La guitare gronde comme un moteur bien huilé entre riffs et arpèges expressifs pour lâcher de nouveau un solo déjanté. Mais le reste du groupe n’est pas en deuxième plan. La basse de Geddy Lee, virtuose absolu trace des mélodies autonomes au lieu de se limiter à un rôle d’accompagnement tandis que Neil Peart nous laisse la bouche ouverte devant sa dextérité derrière les tambours. Un nouveau 20/20 messieurs !



C’est au tour de YYZ, l’instrumental le plus acclamé de l’histoire du rock. Le titre n’est autre que le code d’aéroport de Toronto que Neil Peart reproduit en parfait code Morse avec sa batterie. La basse et la guitare sont en premier plan, et quels phrasés, quel travail dit donc !!!



En quatrième position nous attend un autre classique, Limelight. Un autre riff magistral et des parties de basse à couper le souffle, et un des textes les plus beaux de Neil Peart ; une réflexion sur le succès, de ceux qui le désirent et ceux qui se trouvent sous les feux de la rampe.



Paroles:
 


Si l’album finissait ici, ce serait quand même une perle, mais restent encore trois chansons superbes quoique un poil sous-estimées. Il y a The Camera Eye et ses 10 minutes de rêve, Witch Hunt et ses sons plus sombres, qui parle de sorcellerie et superstition et Vital Signs qui flirte avec des rythmes reggae !!! Une conclusion qui anticipe la prochaine tournure stylistique des trois génies canadiens.
Sept morceaux uniques, un travail de production divin et une musique à la fois complexe et savoureuse, profonde mais simple dans les thèmes de ses paroles. Si vous vous estimez passionnés de rock, vous devez absolument accorder à cet album une écoute, vous ne le regretterez pas…

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This city's afraid of me. I've seen its true face. The streets are extended gutters and the gutters are full of blood. And when the drains finally scab over, all the vermin will drown. The accumulated filth of all their sex and murder will foam up about their waists and all the whores and politicians will look up and shout "Save us!"... and I'll look down and whisper "No."
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